Je tenais à vous présenter le premier roman japonais que je lis. Il s'agit d'un policier. L'histoire se déroule dans l'entourage de l'empereur. Un premier meutre par empoisonnement (et on apprend vite qui est coupable) puis, une vingtaine d'années plus tard, une série de morts étranges... Ce roman s'inspire d'un grand classique de la littérature japonaise : Le Dit de Genji. L'auteur de ce chef-d'oeuvre, Dame Murasaki, devient même un personnage essentiel de l'intrigue.

J'ai aussi commencé à appréhender le fonctionnement administratif du palais impérial du Japon médiéval avec son ministre de Droite, son ministre de Gauche tous les deux opposés et ennemis (ça a un air de déjà-vu, non?). J'ai aussi découvert qu'il était normal d'être polygame (attention, juste pour les hommes) ainsi que les obligations des femmes (enfin, pas toutes non plus).

J'avais toujours pensé que les japonais étaient très prudes au niveau des choses sexuelles mais j'ai été surprise par les descriptions et les détails des nombreuses scenes d'action de ce roman. Il en était de même pour les descriptions des morts (dèces et décédé(e)s) J'ai beaucoup apprécié l'intrigue et comme je m'y attendais, j'ai été surprise quand j'ai compris. Si vous n'avez pas peur d'imaginer des fins sanglantes et un japon médiéval fort mystérieux avec ses devins, et autres chamans, lisez ce roman.

Pour vous, voici un extrait du quatrième de couverture :

C'est sous un orage fracassant, sous une pluie battante que commence cet extraordinaire roman policier dans lequels les criminels ne se découvriront qu'à l'ultime rebondissement d'une enquête allant, de cruauté en folie érotique, un train d'enfer dans le palais impérial de la cour de Heian. Au profond de jardins raffinés, derrière les éventails, les paravents et le flot sinueux de longues chevelures noires des femmes, dans le labyrinthe des galeries, tout n'est que peur, intrigues, empoisonnements, inceste et magie noire.